Défi IA Villes intelligentes : Les startups canadiennes en IA face aux défis urbains à ALL IN

Contenu en partenariat avecContenu en partenariat avec
Défi IA Villes intelligentes : Les startups canadiennes en IA face aux défis urbains à ALL IN
Cet article a d’abord été publié en ligne sur BetaKit

Alors que les discussions sur l’efficacité des administrations publiques se multiplient, la Ville de Toronto mise sur les solutions canadiennes d’IA et sur les problèmes que les entreprises technologiques souhaitent résoudre. Mais transformer cet intérêt en un véritable déploiement municipal demeure beaucoup plus difficile.

C’est le principe du Défi IA : Villes intelligentes, organisé en collaboration avec la Ville de Toronto dans le cadre de ALL IN 2026, le plus grand rassemblement consacré à l’IA et aux technologies au Canada, qui se tiendra à Montréal les 16 et 17 septembre. Le concours met en lumière les défis auxquels font face les villes et les collectivités, puis invite les entreprises technologiques à proposer des solutions d’IA pour y répondre.

« Bâtir une industrie canadienne de l’IA compétitive à l’échelle mondiale commence par créer des occasions de déployer nos technologies ici, chez nous. » — Isabelle Turcotte, ALL IN

Ce défi arrive au moment où les municipalités canadiennes examinent comment l’IA peut améliorer leurs opérations, leurs infrastructures et la qualité de vie de leurs citoyens. La Ville de Toronto sera également accompagnée d’une délégation de 40 personnes à ALL IN.

Le Défi IA : Villes intelligentes est l’un des trois concours d’IA proposés cette année, comparativement à un seul en 2025. Cette expansion s’inscrit dans les efforts de ALL IN pour accélérer l’adoption de l’IA et des technologies canadiennes, tout en montrant ce qu’elles peuvent apporter aux administrations publiques lorsqu’elles répondent à des problèmes opérationnels précis.

« Nos Défis IA visent à mettre en relation des besoins concrets avec des solutions canadiennes d’IA, explique Isabelle Turcotte, cofondatrice et cheffe de la direction de ALL IN. Pour ces entreprises, pouvoir démontrer leur technologie et potentiellement obtenir un premier client dans le secteur public peut changer considérablement leur trajectoire de croissance. »

Partir du problème

Pour de nombreuses startups, le secteur public peut être un marché difficile à pénétrer. Les villes disposent de vastes infrastructures, doivent répondre à des besoins de services complexes et font face à de nombreux défis opérationnels. Leurs processus d’approvisionnement peuvent également être rigoureux et prendre beaucoup de temps.

« Les villes canadiennes ont un rôle important à jouer dans le développement d’une industrie de l’IA solide. En adoptant des solutions canadiennes d’IA pour répondre à des défis opérationnels concrets, les municipalités peuvent améliorer les services offerts aux citoyens tout en permettant aux entreprises canadiennes de démontrer l’efficacité de leurs technologies, d’obtenir leurs premiers clients importants et de prendre de l’expansion. Bâtir une industrie canadienne de l’IA compétitive à l’échelle mondiale commence par créer des occasions de déployer nos technologies ici, chez nous », affirme Turcotte.

Le format du Défi IA : Villes intelligentes oblige les participants à rattacher leur solution à un cas d’usage précis, comme la mobilité urbaine, la coordination des infrastructures, la sécurité publique, les services sociaux ou le développement durable.

Six entreprises ont été retenues comme finalistes. Elles évoluent notamment dans les secteurs de la construction, des technologies propres, de l’éducation, de l’intelligence d’affaires et de la cybersécurité.

Isabelle Turcotte sur scène à ALL IN

Parmi ces entreprises figure Lawtonica, établie à Kingston, qui aide les urbanistes, les concepteurs et les professionnels du bâtiment à consulter les codes, à vérifier le zonage et à organiser les résultats de leurs recherches grâce à des processus assistés par l’IA. Une autre finaliste, Cyberdefence AI, est une entreprise montréalaise de cybersécurité dont le laboratoire, fondé sur l’IA, se concentre sur la défense préventive contre les cybermenaces.

Les autres entreprises retenues sont Scentroid, spécialisée dans les technologies d’échantillonnage de l’air et des odeurs; Industrio AI, une entreprise de Vancouver qui développe des logiciels pour les opérations critiques; Readocracy, une plateforme de technologies éducatives établie à Toronto; et Tbmaestro, une entreprise montréalaise spécialisée dans la gestion d’actifs.

Les entreprises sélectionnées présenteront leurs solutions sur scène à ALL IN 2026 et auront l’occasion d’explorer de potentielles collaborations avec des villes, des organismes publics et des partenaires en innovation.

« Choisir ces six finalistes parmi les candidatures reçues n’a pas été facile. Ce qui nous a frappés, c’est la qualité des solutions canadiennes prêtes à répondre aux défis concrets auxquels nos villes font face aujourd’hui. La prochaine étape consiste à déployer ces solutions. Nous devons dépasser l’expérimentation et créer davantage d’occasions pour les entreprises canadiennes d’IA de démontrer leur valeur, de produire des résultats mesurables et de déployer leurs solutions dans les villes et les collectivités de tout le pays », souligne Turcotte.

Trois défis, 180 candidatures

Toronto est l’une des trois administrations publiques qui participent aux Défis IA de ALL IN cette année. La Ville de Montréal est partenaire du Défi IA : Réinventer l’expérience citoyenne, consacré à la façon dont les citoyens signalent des situations nécessitant une intervention municipale.

« Il y a quelque chose d’enthousiasmant à voir ces entreprises monter sur scène, défendre leurs idées et montrer ce que l’IA canadienne peut accomplir. »

Le défi invite les entreprises à développer un système capable de traiter des signalements concernant des nids-de-poule, des graffitis, des problèmes de propreté ou des infrastructures endommagées à partir d’une photo, éventuellement accompagnée d’un message vocal ou d’une description écrite. La Ville recherche des solutions d’IA capables d’automatiser les tâches courantes de ce processus, d’accélérer le traitement des demandes et de soutenir la prise de décision à l’échelle municipale.

Le Défi IA : IA à impact réel est organisé avec le ministère fédéral allemand de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’État et le réseau numérique allemand de:hub. L’Allemagne est également le Pays à l’honneur de ALL IN 2026.

Ce défi recherche des systèmes d’IA qui produisent déjà des retombées mesurables sur les plans économique, social, environnemental, sécuritaire ou opérationnel. Il couvre de nombreux domaines, notamment le secteur manufacturier, les services publics, la santé, le développement durable, la sécurité et les opérations des entreprises.

Déployer le modèle à plus grande échelle

L’an dernier, ALL IN a organisé un Défi IA consacré aux technologies agricoles. Sollum Technologies et Miraterra ont remporté le concours après avoir présenté des technologies d’IA répondant à des enjeux agricoles, notamment la gestion des sols et des cultures, la productivité et l’efficacité des chaînes d’approvisionnement.

Les deux entreprises ont ensuite présenté leurs technologies au Forum mondial de l’alimentation, au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, à Rome.

Pour l’édition 2026, ALL IN élargit considérablement ce format. L’organisation attend plus de 7 500 leaders d’affaires provenant de plus de 40 pays à Montréal. Les trois concours s’intégreront à une programmation comprenant notamment des conférences de Yoshua Bengio, de LoiZéro; de Julien Billot, de Scale AI; ainsi que d’Aidan Gomez et de Joelle Pineau, de Cohere, parmi de nombreux autres intervenants.

« Toutes les personnes ayant participé aux éditions précédentes peuvent témoigner du caractère stimulant et unique de ce format, affirme Turcotte. La force de ces concours de pitchs inversés, c’est qu’ils partent d’un véritable problème à résoudre. Il y a quelque chose d’enthousiasmant à voir ces entreprises monter sur scène, défendre leurs idées et montrer ce que l’IA canadienne peut accomplir. J’ai hâte de découvrir ce que les finalistes de cette année présenteront à Montréal. »